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Pourquoi passer par un courtier

LE GUIDE

Pourquoi passer par un courtier, et comment vérifier qu’il est en règle

La question mérite mieux qu’une réponse commerciale. Un courtier n’est utile que dans certaines situations, il coûte quelque chose, et il existe des intermédiaires qu’il vaut mieux éviter. Voici de quoi trancher, y compris contre moi.

Ce qu’un courtier fait que vous ne pouvez pas faire seul

Rue résidentielle de Dijon, illustration

Trois choses, concrètement.

Il présente votre dossier à des établissements auxquels vous n’avez pas accès en direct. Une partie des acteurs du regroupement de crédits ne travaille pas avec les particuliers sans intermédiaire. Vous ne pouvez pas les contacter, même en le voulant.

Il sait quelle grille accepte quoi. C’est la valeur la moins visible et la plus décisive. Les critères diffèrent réellement d’un établissement à l’autre sur l’ancienneté d’activité, sur l’âge de fin de prêt, sur le traitement d’un incident ancien, sur l’âge de fin de prêt admis, point développé sur la page senior et retraité, ou sur l’acceptation d’un bien locatif en garantie. Présenter un dossier au bon endroit du premier coup fait gagner des semaines et évite des refus inutiles.

Il construit le dossier. Un dossier n’est pas une pile de justificatifs, c’est une présentation : ce qu’on met en avant, ce qu’on explique, la façon dont on justifie une période difficile ou une situation atypique. Un dossier bien monté et un dossier brut avec les mêmes pièces n’obtiennent pas la même réponse.

Il faut dire aussi quand un courtier ne sert à rien. Si votre situation est simple, vos revenus stables, votre banque disposée à traiter votre demande et le montant modeste, allez la voir directement : vous économiserez une rémunération d’intermédiaire pour un résultat comparable. L’intérêt d’un courtier apparaît quand le dossier sort des cases, quand plusieurs refus sont déjà tombés, ou quand le montage suppose une garantie sur un bien.

Comment il est rémunéré

Analyse d’un budget et des échéances

Le principe légal d’abord, parce qu’il vous protège : un intermédiaire en opérations de banque ne peut percevoir aucune somme avant que les fonds soient effectivement débloqués. Aucune, sous aucun prétexte, quel que soit le nom donné au versement demandé.

Dans mon cas, cela se traduit ainsi : l’étude est gratuite et sans engagement, aucun frais n’est dû si aucune solution n’est trouvée, et lorsqu’une solution existe et qu’elle est validée, ma rémunération est intégrée au montage et lissée sur la durée du crédit. Il n’y a pas d’apport à sortir.

Le détail, y compris les frais qui ne me reviennent pas et que vous devrez malgré tout payer, est sur la page comment je suis rémunéré.

Vérifier son immatriculation à l’ORIAS

Couple échangeant avec une conseillère autour de son budget

C’est la vérification la plus utile que vous puissiez faire, et elle prend trente secondes.

Tout intermédiaire en assurance, banque et finance exerçant en France doit être immatriculé au registre public tenu par l’ORIAS. Ce registre est consultable librement. Vous y cherchez le nom ou le numéro annoncé, et vous vérifiez trois choses : que l’immatriculation existe, qu’elle correspond bien au nom de la personne ou de la société qui vous contacte, et que la catégorie d’activité couvre ce qu’on vous propose.

Mon numéro est le 23008126, en qualité de courtier en assurance (COA) et de mandataire d’intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement (MIOBSP), sous le contrôle de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution. Vérifiez-le. Et faites-le pour tous ceux qui vous appelleront au sujet d’un crédit, pas seulement pour moi. Mon parcours et mon statut sont détaillés sur la page à propos.

Courtier, mandataire, comparateur : ce qui les distingue

Vue illustrée d’un quartier bourguignon au coucher du soleil

Trois métiers différents, souvent confondus, avec des conséquences très concrètes pour vous.

Le courtier monte et suit votre dossier. Il travaille avec plusieurs établissements, construit la présentation, négocie les conditions et vous accompagne jusqu’au déblocage.

Le comparateur revend votre demande. Vous remplissez un formulaire, vos coordonnées sont transmises à plusieurs acteurs, et vous êtes rappelé par des interlocuteurs que vous n’avez pas choisis. Le service rendu est la mise en relation, pas le montage.

Le mandataire agit pour le compte d’un autre intermédiaire ou d’un établissement. Son périmètre est celui que son mandant lui accorde, ce qui peut être parfaitement satisfaisant, à condition de savoir que l’éventail proposé n’est pas celui du marché entier.

Où je me situe, puisque la question est légitime. Sur l’assurance, je suis immatriculé courtier. Sur le crédit, je suis mandataire d’intermédiaire : j’accède aux établissements par un mandant, et l’éventail que je propose est le sien. Le montage, la négociation et le suivi du dossier sont les miens. Je préfère l’écrire ici plutôt que vous laisser le découvrir sur le registre.

La confusion la plus coûteuse est la deuxième. Un formulaire rempli sur un comparateur est revendu à plusieurs acteurs simultanément, ce qui explique les appels en rafale dans les jours qui suivent. Vérifiez toujours, avant de laisser vos coordonnées, si vous vous adressez à un professionnel identifié ou à une plateforme de collecte.

Aucun des trois n’est illégitime. Mais si vous croyez parler à un courtier alors que vous remplissez le formulaire d’un comparateur, vous serez surpris du nombre d’appels que vous recevrez, et déçu du suivi.

Les signaux qui doivent alerter

Conseillère examinant un dossier de financement

Quatre, et ils sont sans appel.

Des frais demandés avant le déblocage des fonds. C’est interdit. Quel que soit le motif invoqué, frais de dossier, frais d’étude, frais de garantie à avancer, arrêtez immédiatement.

Un accord annoncé sans étude. Personne ne peut savoir ce qu’un partenaire décidera sans avoir examiné vos pièces.

Aucun numéro ORIAS affiché. L’affichage n’est pas facultatif. Son absence est en soi une réponse.

Aucun interlocuteur identifié. Si vous ne savez pas à qui vous parlez, si le nom change d’un appel à l’autre, si aucune adresse ne figure nulle part, vous n’avez pas affaire à un professionnel installé.

Ces mêmes signaux, et un cinquième sur la pression au temps, sont développés sur la page crédit refusé partout, parce que c’est là que les gens y sont le plus exposés.

Questions fréquentes

Famille discutant d’un projet immobilier
Un courtier coûte-t-il plus cher qu’une démarche directe ?

Sa rémunération est un coût réel, qui s’ajoute à l’opération. En contrepartie, il accède à des partenaires que vous ne pouvez pas solliciter seul et met en concurrence plusieurs offres. Le seul arbitrage valable se fait sur le coût total de l’opération proposée, pas sur la présence ou l’absence d’une rémunération d’intermédiaire.

Quand la rémunération du courtier est-elle due ?

Uniquement après le déblocage effectif des fonds, et seulement si une solution a été trouvée et validée par vous. Aucune somme ne peut être exigée avant, et c’est la loi qui le prévoit.

Comment vérifier un numéro ORIAS ?

En consultant le registre public des intermédiaires en assurance, banque et finance, librement accessible. Vérifiez que l’immatriculation existe, qu’elle correspond au nom annoncé et qu’elle couvre l’activité proposée.

Quelle différence entre courtier et mandataire ?

Le courtier travaille avec plusieurs établissements et choisit où présenter votre dossier. Le mandataire agit pour le compte d’un mandant et propose ce que ce mandant lui permet de proposer. Mon immatriculation est courtier sur l’assurance, et mandataire d’intermédiaire sur le crédit.

Le courtier garantit-il l’obtention du financement ?

Non, et personne ne le peut. La décision appartient à l’établissement prêteur. Un intermédiaire qui vous promet un résultat avant l’étude de votre dossier est précisément celui dont il faut se méfier.